Résumé : L'environnement naturel influence la société humaine par l'intermédiaire des « forces productives ». À l'Anthropocène — une époque marquée par une augmentation spectaculaire de la productivité humaine s'accompagnant de défis environnementaux immenses —, la planification de l'espace territorial doit non seulement comprendre les mécanismes des processus écologiques, mais aussi répondre aux exigences de transformation spatiale imposées par les nouvelles relations de production impliquant les éléments naturels. Face à l'attention insufficiente accordée à l'évolution dynamique de la nature et aux processus d'interaction urbano-rurale dans les méthodes actuelles d'évaluation de l'espace territorial, telles que la « Double Évaluation », cette étude propose une approche de « Portrait naturel » comme voie complémentaire de cognition de l'espace territorial. Dans une perspective de « processus moteur », elle déconstruit la formation historique des modèles géomorphologiques naturels, identifie les unités géographiques clés et anticipe les tendances évolutives futures. Dans une perspective de « réponse structurelle », elle examine l'adaptation et la transformation des formes naturelles sous l'effet des processus humains tels que la construction urbaine et la production agricole, contribuant ainsi à la compréhension des modèles intégrés de l'espace territorial naturel-urbain-rural. À travers l'étude empirique des trois zones métropolitaines du Grand Bay Area Guangdong-Hong Kong-Macao — Guangzhou, Shenzhen et le Delta de la Rivière des Perles Occidental —, la recherche identifie trois processus écologiques différenciés — alluvions fluviales, dépôt marin et sédimentation flottée insulaire — ayant chacun façonné des types de relief radicalement distincts : plaines concentriques, zones côtières de caps et baies, et plateformes sableuses circulaires. En réponse à ces processus, les trois zones métropolitaines ont développé des modèles spatiaux différents — concentrique, groupé et cellulaire — qui continuent d'évoluer vers l'extension estuarienne, l'expansion digitiforme et la mosaïque intégrée. Cette méthode complète efficacement la chaîne technologique de la planification de l'espace territorial en renforçant la « cognition processuelle » et la « déconstruction unitaire », soutenant ainsi la construction de structures spatiales à meilleure continuité spatio-temporelle et d'unités de gestion des interactions homme-terre plus cohérentes.
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