Résumé : À l'ère de la post-croissance et du développement de l'existant, le modèle de régénération des quartiers en Chine évolue d'une rénovation axée sur le développement immobilier vers une gouvernance inclusive. La participation dynamique d'acteurs multiples restructure les mécanismes de représentation de l'intérêt public, remettant en cause les théories traditionnelles de l'urbanisme. S'appuyant sur une recherche participative ancrée dans les pratiques pionnières de la région du Guangdong (Guangzhou et Foshan), cet article analyse de manière systématique les nouvelles caractéristiques de la cogouvernance communautaire. Il identifie trois modèles distincts : la co-création, l'aménagement des lieux (place-making) et la co-production, démontrant l'émergence de structures de gouvernance plurielles et de mécanismes multi-scalaires nés des interstices institutionnels chinois. L'intérêt public communicationnel est influencé par trois dimensions : l'ordre réglementaire, l'attachement au lieu et les attentes d'action. Il illustre une transition conceptuelle majeure, allant du partage des gains et de la délibération décisionnelle vers la cohabitation partenariale et la co-création de valeur, offrant ainsi de nouvelles perspectives pour l'efficacité de la planification et de la gouvernance locale.
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